PARLANDO

Un livre de Dominique Preschez n’arrive jamais au hasard d’un détour ; il lui faut un terreau, une envie, une maladie du cœur pour qu’advienne l’impensable : qu’une vague magistrale emportant les mots et toutes les musiques du monde submerge notre temporalité, celle du lecteur que Preschez convoque au débat. Comme il l’écrit, à force d’être toujours vivant. Tenir bon, car la mort est visible depuis toujours.

À la recherche du Je perdu dans la suite d’un AVC et d’une mort clinique intervenus en 1992, Dominique Preschez écrit un recueil de retrouvailles avec la mémoire enfouie dans celle des autres, là où, justement, pourrait se trouver Je.