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La mer tout entière

Auteur/autrice: André Bouny

14,00

ISBN : 978-2-38113-061-3 – 137 Pages – Couverture, dos carré collé – Dimensions : 14,8 cm x 21 cm – 

Avec ce titre anodin, « La mer tout entière », Bouny quête et fouille l’ombre portée de notre venue. Le grand trou. Cependant l’ombre, n’étant pas solide, n’a pas d’ombre, comme le trou. Aussi, dans la première séquence « Sirène de feu », la page de droite fait écho à celle de gauche, questionnement infini commençant ainsi : « Téthys paléo-océan/Mer tout entière/Que météorites apportèrent » | « Pangée supercontinent/Terre première/Partie en croisière » La Mer dans l’Espace figure le réel insensé : « Sous la marée de galaxies/Les courants sont vents d’eau », le sens est dans la représentation sensible, minutieuse comme la réalité indicible est folle : « Il neige de bas en haut/C’est la ponte des coraux ». Nous y sommes créatures cambriennes : « Parois de grottes procréatives/Écrins d’obscurité utérins/Tags de nos nageoires négatives/De quand nous étions humarins ». Dans la seconde partie, « Poussières de terre », nait l’étonnement d’être là, comme le noyé mis au sec sur la berge, devant la beauté et la laideur, le plaisir et la douleur. Elle apaise mais ne guérit pas, paradis en enfer où l’homme purge sa venue. La troisième séquence, « Thomas, versets 1961 à 1973 » donne à voir et à croire la traversée d’un pays martyr. Chacune des séquences fait appel à une forme d’écriture différente. La quatrième partie, « Sirène de glace », prose poétique qui réverbère le merveilleux et le mystérieux qui unissent à l’intelligence de l’Univers, la nature s’interroge en nous, questionne secrètement, sans issue de secours.

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/qu-est-ce-qu-ecrire-et-pourquoi-251106

https://www.lelitteraire.com/?p=98304

https://www.babelio.com/livres/Bouny-La-mer-tout-entiere/1574983

https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/67863

 

 

Catégorie :

A propos

André Bouny, étudiant l’odontologie à Paris, proteste contre la guerre au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au Grand Palais. Il enchaîne les voyages dans ce pays, y adopte deux enfants, puis fonde l’association DEFI Viêt Nam. Il publie une centaine d’articles sur la guerre chimique, constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange. Il intervient notamment au Conseil des droits de l’homme à l’ONU, et donne des conférences. Il publie aux éditions Demi-Lune Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam, préfacé par Howard Zinn, avec un avant-propos de Me William Bourdon (livre du mois de la revue S!lence). Puis il fait paraitre Cent ans au Viêt Nam aux éditions Sulliver (finaliste du prix Boccace 2015, finaliste du prix Littér’Halles 2016). Par la suite il publie Viêt Nam, voyages d’après-guerre avec 40 dessins de l’auteur, aux éditions du Canoë. Puis Huit destins de femme, une férocité ordinaire, aux éditions H Diffusion et, dans la même maison, fait paraitre Éjectas, le hasard est nôtre. De nouveau aux éditions du Canoë, il publie Les Naufragés de la Grande Ourse, avec 4 dessins de Julio Le Parc.

 

Les étoiles des mères

L’ensemble des textes d’André Bouny […] entre sirènes, galions échoués, récifs de pierres et des bancs de divers pois­sons, tout devient un moyen de com­prendre le prin­cipe d’être au monde et de don­ner vie à la poésie. L’uni­vers marin — où même les rochers font signes — crée une approche qui va du presque lyrique au pseudo scien­ti­fique, et l’œuvre met en com­mun ce que les cultures dites popu­laires séparent. S’y pro­duisent un ren­ver­se­ment, un retour­ne­ment, un bas­cu­le­ment. Les poèmes deviennent par­fois des jaillis­se­ments d’ellipses d’une touche venue d’ailleurs. Et des gestes du poète glissent de drôles de pois­sons ardents en aban­don ou mou­vance étrange. Le fond de mer reste l’abîme où le regard se pré­ci­pite par la magie ver­bale. Des mou­ve­ments faits d’ombres voient le jour à par­tir de ces abysses. Mais les mots flottent et nous fami­lia­risent autant avec le monde aqua­tique qu’avec nous-mêmes. Se découvre un creu­se­ment de sub­strats où, jusque dans les crus­ta­cés, est repoussé le moule des mondes admis. Il est trans­formé par des suites de méta­mor­phoses. Dès lors, échap­pant à tout effet de dila­ta­tion feinte, le poème devient l’éclatement du réel qu’il éventre.

Magazine Le Littéraire | Lelitteraire.com

Jean-Paul Gavard-Perret

Informations complémentaires

Poids 0,25 kg
Dimensions 21 × 1,5 × 14,8 cm
Auteur/autrice

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