Philippe Thireau, Cut, Mortelle Faveur & Le soleil se mire dans l’eau par Jean-Paul Gavard-Perret

L’œuvre au noir

Il existe chez Phi­lippe Thi­reau et quel que soit le genre qu’il aborde (poé­sie, théâtre, roman) la ten­ta­tion de l’eau claire et des rêves. Mais leurs allé­luias ne font pas long feu. L’eau se vêt de rouge car des cœurs y saignent. D’autant que l’auteur sai­sit des moments paroxys­miques en son théâtre par­ti­cu­lier.

En sa « post­face » de  Mor­telle Faveur, l’auteur le qua­li­fie : « Le théâtre qui m’inspire est une œuvre au noir qui s’élabore len­te­ment ». Certes, le tra­gique qui en est l’épicentre semble quelque peu s’atténuer : « il suf­fit de prendre une autre route, s’envisager d’autres variables ». Néan­moins, les jeux sont faits. Et depuis tou­jours. Il échappe au per­son­nage de Cut par exemple. Ses souf­frances de la jeu­nesse sont ber­cées par une mère abu­sive dont les paroles salissent celle qui per­met­trait à l’enfant de sor­tir du giron de la Jocaste ter­ro­ri­sante. Celle-ci défi­nit la fillette qui veut se défendre de la vio­lence des adultes de « petite sar­dine puante ».

Lire l’article en entier : http://www.lelitteraire.com/?p=37308

 

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